Dans une économie mondialisée et hautement concurrentielle, il est toujours possible de trouver une main d'œuvre moins chère quelque part dans le Monde. Les nouvelles luttes économiques ne se gagneront donc plus par une course effrénée vers le bas mais par l'innovation technologique et organisationnelle. Réussir à ne pas rester sur le quai demandera une forte mobilisation de chacun, tant le train accélère sans cesse le rythme de sa course.

Économie de la connaissance ? Société de la connaissance ? Ces expressions reviennent souvent. Elles recouvrent bien sûr des réalités différentes (une société, ça n'est pas uniquement l'économie, mais aussi la culture, etc.). Si le vaste sujet de la société de la connaissance est passionnant, nous allons nous concentrer ici sur l'économie de la connaissance, nouvelle phase dans laquelle (c'est ma conviction) est bel et bien entrée l'économie mondiale.

L'économie de la connaissance n'est pas seulement cantonnée à  un secteur économique (on pourrait penser au conseil, à la formation, à l'édition...). Elle concerne, c'est ce qui est nouveau, la totalité des pans d'une économie moderne et conditionne largement sa réussite, tant la valeur d'une entreprise aujourd'hui dépend de ses compétences individuelles et collectives, de son image, de sa capacité d'innovation, et de ses atouts organisationnels (agilité...).

Ce qui est du ressort de politiques publiques :

Les choix politiques des États doivent répondre très clairement à cette priorité.

Certains leviers sont des leviers de moyen et long terme, comme la politique publique d'éducation et de recherche (notamment fondamentale, qu'on néglige souvent, en pensant à tort que la recherche appliquée peut être vraiment innovante sans s'appuyer sur une bonne recherche fondamentale). 1,74 % du PIB pour la recherche, c'est ce que les pays de l’Union européenne dépensent, soit beaucoup moins que le Japon (3,33 %) et les Etats-Unis (2,62 %). Les spécialistes jugent généralement qu'un bon ratio se situe autour de 3%... Mais derrière ces chiffres peuvent se cacher beaucoup de réalités, et là encore, les choix qui sont faits ont une grande importance.

Les infrastructures technologiques (réseaux informatiques, télécommunications...) sont, elles, un support nécessaire (mais non suffisant, car nécessitant avant tout des utilisateurs bien formés).

Enfin, l'innovation ne se décrète pas. Pôles de Compétitivité, incubateurs... Il faut multiplier les passerelles entre les acteurs et mutualiser les savoirs. En France, de plus en plus, ce sont les régions qui prennent en main ces actions, et dynamisent le développement de la nouvelle économie.

Ce qui est du ressort des entreprises :

Le Knowledge Management, entendu dans son sens le plus complet (qui va au delà d'une simple "gestion", pour anticiper et transformer) doit être une préoccupation transversale et de tous les instants. J'ai donné dans mes articles sur les communautés de pratiques et sur la capitalisation des connaissances des pistes concrètes mais très partielles (elle n'avaient pas vocation à être davantage) sur ce qui peut être fait pour être constamment en avance de phase (et donc aller au delà de la "réactivité", qui n'est qu'une réaction a posteriori).

Sur la base d'un diagnostic de l'existant, l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan évolutif (par définition) de développement et de pérennisation du capital immatériel doit être envisagé. De nombreuses prestations de conseil peuvent être proposées par les professionnels. Pour plus d'informations sur les offres du cabinet de conseil pour lequel je travaille, vous pouvez bien sûr me contacter.